L’archéologie à Pi-Ramsès

   Avant sa découverte en 1960 par l’archéologue autrichien, Manfred Bietak, la cité fut souvent confondue avec la ville de Tanis, mise au jour entre durant les années 1930 par le français Pierre Montet. En effet, la ville de Tanis comporte de tres nombreuses traces de déménagements des monuments de Pi-Ramsès : les grands obélisques qui s’y trouvent et qui portent tous le nom de Ramsès II devaient être initialement dressés sur les parvis des temples et du palais royal. On a également retrouvé là-bas des blocs et des statues provenant certainement de la capitale ramesside. Les bâtiments de moindre importance qui ne pouvaient etre emmenés d’un seul bloc furent démontés et leurs pierre furent recyclées pour la création de nouveaux temples et édifices à Tanis. D’ailleurs on peut ajouter que Ramsès II avait également remployé de nombreux monuments de ses prédécesseurs pour la fondation de sa capitale. En conséquence, on peut maintenant comprendre pourquoi l’archéologue français à tout de suite pensé avoir trouvé le site de Pi-Ramsès lorsqu’il mit au jour la ville de Tanis.

   Aujourd’hui, grâce à la découverte et aux fouilles (menées par l’Institut archéologique autrichien du Caire, en collaboration avec l’institut d’égyptologie de l’Université de Vienne) de Manfred Bietak, on peut situer avec précision l’emplacement de la ville de Pi-Ramsès : elle se trouve entre l’actuelle Tell el-Dab’a, Qantir et Kathana. D’après les textes, la ville et le port furent établis à la jonction de deux bras du Nil : « Les eaux d’Avaris » à l’Est et « Les eaux de Rê » à l’Ouest. Selon les dernières estimations, la capitale ramesside s’étalait sur une vaste zone d’environ 18km2, soit environ 6 km de longueur sur 3 km de largeur, ce qui en fait donc une des plus grandes villes de l’Egypte ancienne pouvant accueillir environ 300 000 personnes. Les fouilles menées depuis sa découverte ont permis la découverte de traces de nombreux canaux et de lacs ce qui a amené les archéologues à surnommer la ville comme la « Venise de l’Egypte ». La cité possède aussi comme dénomination la « Ville turquoise » par le fait de l’emploie systématique de dalles colorées d’un bleu particulier pour encadrer les portes et les fenêtres des demeures blanchies à la chaux.

   L’aménagement de la ville se composait d’un énorme temple central, d’une zone importante de maisons en bordure du fleuve à l’Ouest, de rues et d’une collection désordonnée de maisons et d’ateliers à l’Est. Le palais du pharaon, d’une longueur de 500 mètres de coté, est censé se trouver sous le village de Qantir. Il possédait six obélisques en granit. Ses murs étaient ornés de peintures évoquant des scènes champêtres et les mosaïques représentaient des parterres de fleurs ou de lotus et d’étangs. Des vastes terrasses s’ouvraient sur le grand lac sacré et les jardins du palais. Au centre de la ville se trouvait le grand parvis ou se déroulaient les fêtes et les jubilés. On pouvait également trouver dans la cité des colosses à l’effigie du pharaon. A l’intérieur de la capitale se situaient quatre temples : celui d’Amon au Nord, de Ptah à l’Est, de Rê au Sud et enfin celui de Seth à l’Ouest, ce dernier étant construit sous  Sethi Ier, donc avant la fondation de la ville. On peut également comparer le palais royal comme un temple, car il était entièrement consacré au culte du pharaon Ramsès II. Les archéologues ont aussi mis au jour les casernes des charreries du souverain. Enfin, il faut rajouter que l’ancienne capitale Hyskôs, Avaris, est devenue un quartier, localisé au Sud de son homologue ramesside.

   Aujourd’hui en raison de la mise en culture intense du Delta, le site est difficile à cerner. Au milieu des champs sont éparpillés des socles de colonnes et des vestiges de statues en granit.  Le soubassement d’un colosse dont il ne reste que les pieds et qui devait dépasser dix mètres de haut confirme les descriptions grandioses de la cité qui marqua les imaginations de l’époque.

 

Au final, les informations que l’on peut obtenir sur la cité de Pi-Ramsès restent très restreintes sur internet. La plupart d’entre elles se rejoignent donc devoir exposer tous les sites réexpliquant les mêmes choses, cela semble sans intérêt d’ou le fait que seul deux sites ont été apposés pour expliquer la capitale ramesside. Quant aux sources bibliographiques, elles restent également très pauvres, la majorité d’entre elles sont en anglais ou  en allemand et datent d’avant les années 2000.

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